Fidèles du Temple

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30/01/2015

RAPPORT DE BATAILLE DEAD MAN'S HAND : "LAISSE LE SANG COULER (LET IT BLEED)" A ST JOSMANE'S HOPE

Bonjour mes Chers Lecteurs ^^



Hier soir, après trois mois d'absence, j'ai remis les pieds à la GUILD (personne ne me reconnaissait du fait que j'ai rasé mes cheveux longs et que j'avais un poncho couleur brique, un cigarillo au coin de la bouche et un chapeau... ahlalala... Ces gens superficiels qui ne s'arrêtent qu'à l'apparence XD) pour faire enfin mes premières armes à Dead Man's Hand sous la direction de Maître Ecberth, mec très sympathique qui serait mon coach ce soir là (Le Caillou devait jouer aussi mais il a préféré aller se planquer dans un abreuvoir quelconque quand il a vu arriver la bande du Colonel Mac Carthy... C'est une chose de fanfaronner dans son blog, mais on voit les vrais hommes qui n'ont pas peur du face à face (en même temps, quand on est banditos et qu'on est pas chez soi aux USA, on ferme sa bouche et on apprend le respect hin hin hin ^^).


Une rue de St Josmane's Hope, à gauche le Gang des Japonais, à droite quelques habitants...
Après m'avoir remis rapidement les grandes lignes des règles en tête, Ecberth (qui a des décors 4ground absolument magnifiques comme vous pourrez le constater !! Et c'est du pré-peint !!) m'a proposé de jouer le scénario en 3 actes de "Laisse le sang couler" tiré du livre de règles. Ayant indiqué que je jouerai la faction des Desperados, Ecberth a choisi de jouer les Lawmen. Un classique des classiques des gentils et des méchants donc ^^.


Le shérif Stuart et ses adjoints chargés de faire régner l'ordre à St Josmane's Hope...

St Josmane's Hope, son climat chaud et poussiéreux, son saloon... Et son gibet pour les coyotes qui n'ont pas été sages...
Le Colonel Mac Arthur et ses hommes qui vont mettre un peu d'animation dans pas longtemps...

 Nous avons vérifié nos colts une dernière fois, bu une dernière lampée de whisky, ajusté nos chapeaux et nous sommes partis pour la petite bourgade de St Josmane's Hope (appellation purement perso), à deux pas de la ville de Dead Man's Hand.(NB : au fil des scenarii, nous avons conservé les même noms pour les protagonistes, même s'il étaient morts précédemment, ceci afin d'éviter de s’emmêler les pinceaux avec des nouveaux noms et de rester dans l'ambiance plutôt que de dire "je tire sur le mec au chapeau noir" "je tente de surprendre le despé truc")


Le vieux Joe qui attend tranquillement que tombent les cadavres pour un dernier voyage au cimetière...

Tout est en place et.... ACTION !


OUVERTURE : "T'ES SÛR QUE TU VEUX ABANDONNER ?"


(chaque joueur commence la partie avec un homme de main de réputation 3 maximum. Ecberth a pris l'adjoint du shérif Thompson tandis que j'ai pris le bandit John "Pink" Higgins, du gang des Japonais du Colonel Mac Carthy).


John "Pink" Higgins avait de plus en plus l'impression qu'il passait une mauvaise journée dans la petite bourgade de St Josmane's Hope alors qu'elle avait pourtant bien commencé en se réveillant le matin. En effet, la bande du Colonel Mac Carthy avait une fois de plus réussi un gros coup en attaquant le relais de diligence situé entre Springfield et Abilène trois jours auparavant : ces sales yankee n'avaient rien vu venir et ce n'était pas les deux pauvres minables faisant office de "gardes" qui avaient pu changer quoique ce soit.

Non seulement la quinzaine de voyageurs (dont un noir portant l'uniforme de l'Union ! Prétendument un caporal ! Et c'est ce genre d'armée qui tolère n'importe qui dans ses rangs qui se vante d'avoir gagné la guerre ? Connerie !) fut promptement détroussée mais il y avait eu une heureuse surprise : parmi les marchandises convoyées par diligence, l'armée de l'Union avait planqué environ 500$-or (équivalent à 50 000 € actuels environ) dans un sac de courrier de l'US-Postal. Sûrement la paye d'une garnison entière (et c'est ce qui expliquait sans doute la présence du guignol noir déguisé en unioniste histoire de ne pas trop attirer l'attention mais en gardant un oeil sur le magot quand même... ça n'avait pas marché) ou le prix d'une magouille de l'Union quelconque.

Le postillon et les gardes avaient voulu jouer aux héros (peut-être que la prime en rapport était motivante), aidés en cela par le bon petit soldat yankee qui faisait un peu trop le malin mais Mac Carthy avait mis tout le monde à l'aise : il avait lui même collé une balle dans la caboche de chacun des gardes et du postillon avant d'ordonner la pendaison du noir. Fallait pas déconner non plus. De toute façon les voyageurs n'avaient pas bougé une oreille comme les pieds-tendres qu'ils étaient, trop terrorisés pour faire quoique ce soit, surtout face au spectacle du noir cravaté qui bougeait encore...

Le gang des japonais avait mis les bouts en parcourant une centaine de kilomètres en direction du sud vers la frontière mexicaine et, après le partage du butin, le Colonel Mac Carthy avait autorisé ses hommes a faire relâche quelques jours dans le coin pour se détendre un peu et se faire oublier avant le prochain coup.

Pink était descendu à St Josmane's Hope pour faire ferrer son cheval qui boitait en raison de la perte d'un clou. Le temps que le maréchal-ferrant accomplisse son office, il avait décidé de prendre un peu de bon temps au saloon (le "Lili's Paradise"... Appellation pompeuse aussi minable que le reste de la "ville") en buvant quelques bières et en jouant un peu au poker les beaux dollars qu'il venait de gagner... Sauf qu'il était en train de tout perdre.

Il avait trouvé une table de cinq mecs qui l'avait accepté (surtout après avoir vu la couleur jaune de ses dollars) et après une petite heure de jeu, Pink devait se rendre à l'évidence : il était en train de se faire lessiver comme un bleu. Visiblement, il n'avait pas affaire aux péquenots qu'il pensait trouver en entrant. Il y a une règle fondamentale au poker qu'il ne faut jamais perdre de vue : "dans toute partie de poker il faut savoir repérer le pigeon le plus rapidement possible et si au bout d'une heure tu n'as toujours pas trouvé... Alors c'est toi le pigeon"... Et Pink avait horreur de se faire plumer. Cependant les mecs n'étaient pas aussi bons que ça : celui qui se faisait appeler Thompson la ramenait un peu trop sur ses gains récents et cela faisait quatre fois en l'espace de six tours de jeu qu'il lui ressortait une main avec la dame de pique et l'as de cœur... Quand ledit Thompson poussa la fanfaronnade jusqu'à affirmer que la chance favorisait la justice puisqu'il était l'un des adjoints du shérif, Pink avait déjà pris sa décision : il allait envoyer l'autre ad patres sous peu. Certes la grande gueule d'adjoint ne l'avait pas reconnu (la bande du Colonel Mc Carthy n'avait pas encore sévi dans le coin) mais les nouvelles de l'attaque du relais de dilligence iraient vite et un adjoint, ça a tendance à réfléchir un peu trop vite, surtout pour se faire bien voir, pensant souvent que la brillante étoile de métal épinglée sur la poitrine protège de tout. 

Là où le péquenot moyen préférera dire qu'il ne se souvient pas spécialement d'un quelconque étranger de passage avec une gueule à faire pisser de trouille un croque-mort pour éviter des ennuis ultérieurs, un adjoint qui parle un peu trop fort aura tôt fait de faire le rapprochement entre l'étranger plein de dollars-or, l'attaque du relais de dilligence... Et la prime substantielle que ça pourrait lui rapporter... Même si sa belle étoile de la justice lui sert à couvrir ses petites tricherie au poker. Oui, Pink allait montrer à Thompson qu'il n'avait pas que du métal jaune avec lui : il avait aussi du plomb par paquets de six dans ses revolvers et qu'il ne rechignait jamais à être davantage prodigue avec le plomb qu'avec l'or. Mais pas maintenant. Trop de monde, trop d'alcool bu. Pink préféra annoncer qu'il se couchait définitivement, abandonna la partie et se leva pour sortir du saloon. Thompson en remit une couche sur sa chance insolente... Parfait : Pink n'aurait vraiment aucun remord à le descendre.


Pink est caché derrière la carriole tout en haut, Thompson est dans la maison juste en dessous



Quelques heures plus tard, Thompson sortit du Lili's Paradise, la démarche visiblement alourdie par l'alcool et ses poches remplies d'argent. Pink, caché derrière une charette, le regarda entrer dans ce qui était sûrement sa maison. De belles et grandes fenêtres : excellent pour coller une dragée de plomb dans les dents du tricheur et se tailler vite fait. (TOUR 1) Pink sortit de derrière la charette, marcha rapidement droit vers la fenêtre de la maison (il entendait l'autre gueuler gaiement, sûrement en train de se vanter auprès de sa femme de sa récente rentrée d'argent), il dégaina son colt et tira à deux reprises à travers les vitres qui volèrent en éclats.


BLAM ! BLAM !

(autre angle de vue) BLAM ! BLAM !


Trompé par la déformation du verre, Pink se rendit compte qu'il avait complètement raté sa cible (jet de 2 sur 1D20 magnifique !). Celle-ci, la surprise passée, dégaina à son tour son pistolet mais en voulant se mettre à couvert, trébucha et s'étala (j'ai joué la carte "faux-pas" mettant fin au tour d'Ecberth immédiatement pour éviter de me prendre une volée de plomb en retour). (TOUR 2) Pink arma à nouveau le chien de son arme pour corriger son erreur et tira une fois avant que son colt ne s'enraille (Ecberth m'a joué la carte "pour quelques balles de plus" mais j'ai répliqué avec la carte "coyote à foie jaune"). Damned ! Thompson se remit de bout, sortit de sa maison et tira à trois reprises en direction de Higgins mais l'alcool aidant, le rata complètement (jets 2/4/6 sur 1D20).




(TOUR 3) Pink pensa qu'il était temps d'en finir et vite avant que les copains de Thompson voire le shérif lui-même ne soit attirés par tout le raffut !! D'une main experte, il rechargea son arme et tira sur Thompson qui tenta un tir d'interruption (raté). Higgins blessa Thompson une première fois et tenta un nouveau tir (avec la carte "Sois un homme et rends les coups !") mais échoua.


 

(TOUR 4) Pink et Thompson (avec un tir d'interruption) tirèrent ensemble mais se ratèrent mutuellement (vraiment pas une bonne journée pour Pink aujourd'hui) mais le tir suivant fit mouche et Thompson encaissa une autre blessure. (TOUR 5) Thompson, sentant sûrement sa mort prochaine, prit l'initiative et fit feu mais le tir d'interruption de Pink fut meilleur et Thompson s'effondra pour ne plus se relever ; "So long, gambler !" fut tout ce que Pink prononça en guise d'oraison funèbre. A l'intérieur de la maison, une voix de femme hurla. Pink fouilla rapidement le cadavre, récupéra l'or qu'il avait perdu au saloon plus quelques uns supplémentaires (il n'y a pas de petites économies) et se dit qu'il était temps d'aller voir ailleurs s'il y était : on ne devait pas vraiment accepter l'assassinat d'un représentant de la justice, même tricheur et bourré, dans le coin...


"So long, Gambler"...
On ne triche pas avec Pink...


Mais trop tard ! Pink vit que de l'autre côté de la rue, ses précédents partenaires de poker, ainsi que quelques autres accouraient avec l'intention évidente de rendre une justice expéditive (Higgins pensa qu'il ferait mieux de choisir ses partenaire de jeu avec plus de discernement la prochaine fois).




Heureusement pour Pink, derrière lui, arrivaient des gars de sa bande : le Major Baker accompagné de Wesley et Burrows qui venaient pour le ravitaillement de la bande au General Store local. Sauvé !



FUSILLADE : CA C’ÉTAIT UN HOMME (OU "LA REVANCHE DU PIGEON QUI JOUE AVEC DES DES PIPES") !!


(Les lawmen venant venger leur camarade assassiné ont droit à 9 points de réputation pour constituer leur bande tandis que les despérados n'en ont que 8)


Les 3 figurines sur le gibet ne sont là que pour le décors. Tout le reste joue.

(TOUR 1) Rapidement mis au fait de la situation, le Major Baker courru avec ses hommes et se barricada dans une maison alors inoccupée située à la sortie de la ville. Il prit Pink avec lui et ordonna à Wesley et Burrow d'aller discrètement se poster sur les toits et de prendre à revers les assaillants, pour avoir un point de vue dégagé sur le théâtre des opérations. Si les chiens de la justice voulaient avancer, ils allaient devoir le faire sous une averse de plomb !



Baker anticipa sur 2 lawmen qui tentait de les prendre par surprise en passant par une ruelle derrière la maison : il passa le bras par la fenêtre et fit feu à 2 reprises sur l'Adjoint Johnson, celui armé d'un shotgun, qui se montrait un peu trop menaçant. Il causa 2 blessures (voulant éviter la malchance du premier scénario, j'ai changé de D20. Détail qui aura beaucoup d'importance pour la suite ^^) et emporté par son succès (et la carte "J'ai toujours été chanceux au tir") gagna un tir gratuit qui causa une réussite critique (20 sur 1D20) ! Johnson vit non seulement son chapeau mais aussi sa tête aérés une dernière fois avant de s'effondrer.

Pendant ce temps, Wesley, situé dans le dos de l'adjoint Samuel, visa calmement (2 action de visée avant de tirer avec un bonus de +2) et alluma la tête de ce dernier sans aucun problème (jet de 19+2 sur 1D20).


 

L'adjoint Sam (le frère de l'adjoint Samuel), se déplaça en direction de Burrow posté sur les toits qui tira immédiatement un tir d'interruption qui fit mouche (19 mais -1 puisque Sam s'était déplacé). Sam supporta la blessure par balle au bras gauche et réussit son test de cran (pour éviter d'encaisser immédiatement une deuxième blessure ^^)



Pink s'avança en direction du citoyen Henry, brave et courageux habitant de St Josmane's Hope venu prêter main forte aux représentants de la loi, et lui causa une blessure (15) mais le citoyen réussit brillamment son teste de cran. Pink n'hésita pas et fit feu une seconde fois (17) pour blesser à nouveau Henry. Ce dernier rata son test de cran et encaissa sa troisième et fatale blessure. Le pasteur, dans son homélie, honorerait le courage qu'il a eu de s'opposer à des membres du gang des Japonais du Colonel Mac Carthy avant que le Très-Haut ne le rappelle à Lui...





L'adjoint Bell ne s'était pas encore exprimé mais il remédia bien vite à la situation en causant une blessure au fusil à Burrow, sûrement en colère d'avoir vu un innocent citoyen se faire abattre de sang-froid par la pire des racailles

(TOUR 2. Oui le TOUR 1 a été hyper-sanglant ^^) Pink, celui par qui le scandale était arrivé, changea de position visa soigneusement le dos (l'honneur, c'est pour les faibles) de l'adjoint Bell pour tirer à deux reprises (merci la carte "Virtuose"). Un tir précis (20+3 pour la visée sur 1D20) stoppa définitivement la carrière de ce dernier.




Burrow, de son côté, ajusta soigneusement la tête de l'adjoint Sam et après avoir visé (vise + vise +tir) et l'envoya rejoindre tous ses infortunés collègues.



Les gars de la bande du Colonel Mac Carthy étaient à peine arrivés à St Josmane's Hope que leur triste palmarès comptait déjà l'assassinat de cinq représentants de la loi dans l'exercice de leur fonctions et l’assassinat d'un citoyen innocent. Si jamais le shérif leur mettait la main dessus, il n'y aurait pas de procès ni même de pendaison : ce serait une tournée générale de plomb aux frais des contribuables qui la paieraient bien volontiers ! Il était plus que temps d'aller rejoindre le reste de la bande sinon...

C'est à ce moment là que le Major Baker se rendit compte que les environs immédiats étaient calmes. Trop calmes. Beaucoup trop calmes...


NB : J'ai pu me rendre compte qu'en l'espace de quelques jets de dés chanceux, j'ai fait un ménage incroyable dans les rangs de mon adversaire : un résultat de 1 sur 1D20 fait que votre arme est complètement déchargée et vous oblige à brûler une action sur les trois autorisées pour recharger... Tandis qu'un résultat de 19-20 sur 1D20 cause la mort claire, nette et définitive de la cible, quelques soient les points de vie qu'il lui reste. 

J'ai précisé que j'avais changé de dés au début de ce scénario car ceux que j'avais lors du premier me portaient vraiment la poisse (au moins, j'étais assurée que Mme Morikun gardait sérieusement les enfants sans aucune pensée inavouable en mon absence ^^'). C'est alors qu'Ecberth prend mes dés et tente quelques jets et sort aussi pas mal de réussites critiques... Quand tout à coup il se rend compte d'un truc ENORME que je n'avais jamais noté : les 3 dés avec lesquels j'avais joués durant tout le scénario sont certes des D20... Mais ils ne descendent pas en dessous de 11 !! J'avais complètement oublié que c'étaient des D20 pour jouer à Formula One (jeu de courses de voitures où vous faites avancer les pions en fonction des jets de dés) que j'avais récupérés lors d'une braderie (les dés hein, pas le jeu) et donc depuis le début, j'étais en train de faire le malin avec des dés pipés (à l'insu de mon plein gré quand même XD) !! Je ne vous raconte pas mon surcroît de popularité immédiate auprès de l'assemblée des membres de la GUILD dans la salle et tous les tournoyeurs d'Infinity me demandent de leurs prêter mes dés pour les prochaines rencontres afin de s'assurer de bons jets de blindage XD (je les vends 20€ pièce !! Non mais !! ^^).


Le dé ultime pour effectuer les jets de BLI à Infinity !!! ^^'

Après avoir bien rigolé, Ecberth a été très beau joueur : il a vu que mon erreur était de bonne foi (mais je ne vous dis pas comment je me suis senti ZE ROI DES CONS et je lui ai promis que je ferai pénitence en publiant cette anecdote dans le Temple ^^ Allez y donc, lâchez-vous c'est open-bar je ne pourrai rien dire je n'avais qu'à faire attention ^^') et donc il n'a pas exigé qu'on rejoue le scénario. De plus c'était une partie d'initiation donc au final, le résultat importe peu mais le but était que j'ai pu me rendre compte qu'une succession de jets chanceux peut tout à la fois éclaircir votre horizon ou au contraire vous plonger dans le goudron et les plumes suivant le point de vue ^^

Ceci étant dit il est temps d'entrer en piste pour le final !!


FINAL : REQUIEM (OU "LIQUIDATION TOTALE AVANT FERMETURE DEFINITIVE... OU PAS")


(Ici, les despérados sont pris en embuscade par les lawmen qui viennent régler l'affaire une bonne fois pour toutes car ça commence à bien faire. J'ai le droit de placer une barricade symbolisée par un chariot et nous avons chacun 15 points de réputation. J'ai bien pris garde de jouer avec des VRAIS D20 ^^')


"Bon ça suffit ! A St Josmane's Hope, la Loi, c'est moi !"

Maintenant les choses sérieuses allaient commencer car c'était le shérif Stuart de St Josmane's Hope en personne qui prenait en main les opérations. D'un caractère naturellement ombrageux, il était entré dans une colère noire en apprenant que des despérados étaient venus dans SA ville pour semer le chaos en tuant cinq de ses adjoints et en abattant le citoyen Henry avec lequel il buvait une bière de temps à autre. Lorsqu'il eut vent que les fauteurs de troubles n'étaient peut-être pas de simples gibiers de potence mais plus vraisemblablement des membres du gang des Japonais du Colonel Mac Carthy, il prit les mesures qui s'imposaient : St Josmane's Hope serait leur tombe. Ayant vaillamment combattu sous les couleurs de l'Union, il n'était pas question de laisser ces sale pillards sudistes sans foi ni loi fouler davantage le sol américain : avec les derniers adjoints qu'il lui restait et le frère du citoyen Heny, il allait envoyer au diable toute cette racaille les pieds devant !


"J'adore collectionner les étoiles de shérif, mon petit côté bling-bling... ou BLAM-BLAM" ^^


Pendant ce temps, le Major Baker vit arriver de son côté le Lieutenant Samuel Bass accompagné du Sergent "Devil" Hatefield. Ces derniers étaient restés un peu en avant de St Josmane's Hope à attendre que le Major Baker reviennent avec le ravitaillement... Comme il tardait à revenir et que des fusillades s'étaient faites entendre, le Lieutenant Bass avait décidé de venir voir ce qu'il se passait.




Le Major mit rapidement le Lieutenant au courant de la situation. Pink avait merdé, mais on règlerait ça plus tard en présence du Colonel Mac Carthy (et Pink aurait tout intérêt à trouver la meilleur excuse du monde pour ne pas se ramasser un pruneau entre les deux yeux). Pour le moment, un shérif un peu trop audacieux avec une poignée cibles d'entrainements avait la prétention de chercher des noises à ses hommes dans ce patelin de bouseux. Une leçon d'humilité allait devoir être enseignée. Le lieutenant ordonna qu'on mette une charrette en travers de la rue où ils se tenaient afin de servir de barricade rudimentaire et envoya Burrow et Wesley sur les toits afin de les couvrir. La stratégie du Major Baker avait montré son efficacité et il ne voyait pas d'intérêt d'en changer. Les Japonais allaient offrir un sacré spectacle à cette ville...




(TOUR 1) Le Shérif Stuart sortit de son couvert et tira deux fois sur Pink (tant qu'à faire couler le sang, autant commencer par celui qui avait causé tout ce désordre !) mais il le rata. Le tir d'interruption de Pink ne réussit pas davantage. Le Shérif, prudent, se remit à couvert.

L'adjoint Samuel se dirigea vers Pink à son tour. Burrow tenta un tir d'interruption mais le manqua. Samuel fit feu à trois reprises sur Pink mais ne réussit pas davantage.

Le citoyen Henry couru jusqu'à la maison suivante et tira sur le Sergent Hatefield mais la balle passa bien trop haut. C'est alors que Wesley épaula son fusil et logea une balle dans la cuisse de Henry mais celui-ci réussit son test de cran avant de gagner son nouveau couvert.

Le reste des adjoints du Shérif ne tenta rien de spécial pour l'instant, attendant de voir comment la situation allait évoluer.

Le Sergent Hatefield voulu abattre l'adjoint Bell mais après un tir manqué, son arme s'enraya (Ecberth a joué "Pour quelques balles de plus").

Le lieutenant Bass dégaina son colt et tira à trois reprises (avec la carte "tir précis") sur les quelques adjoints visibles mais ses tirs manquèrent tous leur cible (4/3/2).

L'adjoint Bell, lui aussi posté sur les toits, tira avec succès sur Wesley en face (18) mais ce dernier, ignorant la douleur, réussit brillamment son test de cran. En retour, le Major Baker aligna Bell et le blessa.


Le Shérif Stuart, à découvert en plein milieu de la rue...


(TOUR 2) Le shérif hurla quelques encouragements à ses gars qui reprirent du poil de la bête (un marqueur "blessure" est retiré à chacun à chaque tour !). Il entreprit de courir pour rejoindre la position occupée par Henry... Mais dans sa course il trébucha (grâce à ma carte "Faux-Pas" ^^) et tomba en plein milieu de la rue... à découvert face aux canons de tous les desperados sans exception (oui je l'ai joué très vicieux là ^^).


Malgré tout ce que je pourrais lui envoyer, il n'encaissera qu'une petite blessure... L'aurait pas fait le malin si j'avais eu mon bolter lourd au napalm tiens...


Le Sergent Hatefield rechargea rapidement son arme et tira à deux reprises sur le shérif mais par un coup du sort (2/1 gaspillant au passage ma carte "J'ai toujours été chanceux au tir") échoua lamentablement et se retrouva encore à court de munitions.

Le lieutenant Bass tira à son tour sur le shérif (avec ma carte "Virtuose" immédiatement contrée par Ecberth avec sa carte "Poussière dans les yeux") et réussit à lui causer une blessure.

Dès lors, s'étant apparemment donné le mot, tous les despérados prirent pour cible le shérif, pensant que décapiter le sommet ferait fuir les adjoints. Wesley, sur les toits mis en joue le Shérif mais échoua. En réponse, l'adjoint Bell, livrant un véritable duel aérien, épaula son fusil en direction de Wesley et réussit à le blesser d'une balle à la tête mais Wesley en avait vu d'autre et continua le combat.

Dans un élan d’héroïsme, le citoyen Henry sortit à découvert pour faire feu sur le Lieutenant Bass lui-même, réussit à le blesser au bras gauche avant de se remettre à couvert. Ce pied-tendre ne perdait rien pour attendre !!

Pink tenta d'ajuster le shérif mais ses deux tirs de pistolets échouèrent... De même que les tirs du Major Baker (c'est le diable qui protège ce shérif ! Ce n’est pas autrement ! Si j'avais eu mon bolter lourd au napalm on en parlerait déjà plus !!).




L'adjoint Sam, de son côté, tira sur Burrow et lui causa une blessure.

Se rendant compte que ses hommes perdaient petit à petit la partie face à la défense acharnée du Shérif Stuart et de ses adjoints, le Lieutenant Bass ne put rien faire d'autre qu'ordonner la retraite immédiate, non sans hurler au shérif que les Japonais reviendraient et mettraient St Josmane's Hope à feu et à sang cette fois.

Le shérif Stuart ne put lancer de poursuite : St Josmane's Hope ressemblait à un véritable champ de bataille avec partout des impacts de balles dans les murs et les fenêtres (Dieu fasse qu'il n'y ait aucune victime collatérale !) et il devait se préparer à aller voir ce soir 6 familles d'honnêtes habitants pour leur annoncer la mort de cinq de ses adjoints et un citoyen innocent... Il devait télégraphier sans attendre aux marshalls pour leur demander de l'aide.

Dans cette histoire, comme toujours, c'est le croque-mort qui se frotterait les mains...


THE END


Et voilà mes Chers Lecteurs. L'heure se faisant tardive, j'ai préféré concéder la victoire à Ecberth pour le scénario final (ça contrebalancera un peu ma stupidité du scénario précédent ^^') et remettre à plus tard la petite explication de texte entre les gars du Colonel Mac Carthy et les autorités de St Josmane's Hope ^^

De 21h à 23h30, nous avons pu livrer 3 parties pleines de rebondissements dans la plus pure tradition des western holywoodiens ^^ Nous avons tellement eu de malchance aux dés pour tirer que la ville a dû se croire dans le brouillard parfumé à la poudre noire XD Je vais parfaire mes connaissances sur les règles (qui ne sont vraiment pas difficiles à assimiler) de DMH et j'ai en projet d'achat un ou deux bâtiments histoire d'agrémenter davantage nos parties.

Je remercie bien chaleureusement Ecberth pour sa patience et son amabilité pour me coacher sur cette session et j'espère pouvoir encore rejouer contre lui.

Merci infiniment,

Serviteur,

11/01/2015

DEAD MAN'S HAND : PAINTING SESSION 7 COMPLETED + BACKGROUND : LE "GANG DES JAPONAIS" DU COLONEL PETER BENEDICT MAC CARTHY (FULL DIXIES INSIDE ^^)

Bonjour mes Chers Lecteurs ^^

Musique Maestro !! J'ai l'honneur de Vous proposer le Stonewall Jackson's way :





TERMINEE !! Ma bande de desperados sudistes du Colonel Peter Benedict Mc Carthy est enfin terminée !! ^^ Purée je n'en suis pas mécontent je commençais à en avoir marre... Mais je dois avouer que le résultat dépasse ce que je pouvais imaginer. C'est la première fois que je me lance dans la fig "historique" (si j'excepte le samurai de L5A que j'ai peint aux couleurs du Clan Mori authentique) et même si j'avais à peu près le schéma général de la cavalerie sudiste en tête, l'abondante documentation m'a bien aidé et je me suis amusé comme un petit fou ^^




Je pense que ce sont là quelques unes des plus belles figurines que j'ai peintes (même si les figs Black Scorpion Miniatures sont quand même perfectibles : je ne sais pas si je suis tombé sur une mauvaise série mais lors de la peinture, je me suis rendu compte qu'il y avait des malfaçon de moulage dans les mains, dans certains plis des cache-poussière, les canons clairement tordu des fusils... la prochaine fois j'y regarderai à deux fois et heureusement que la peinture est venue cacher ça ^^)


Il ne restait plus que l'étape du flocage avant de faire chanter mes six-coups d’allégresse ^^ Et j'avais pris garde de me faire une réserve de munitions conséquente : herbe statique verte, champs de fleurs blanches et jaunes et touffes d'herbes marécageuses de chez Army Painter (excusez du peu hein ^^).

Comme indiqué dans mon post précédent, je voulais que mes sudistes marchent... sur leur bonne vieille terre sudiste !! ^^ Je recherchais donc un mix des photos suivantes :


Et c'est partie pour la traduction à l'échelle des figurines !! Allons y étape par étape :

Etape 1 : l'herbe statique est appliquée là où il y a des erreurs à gommer (trous, tache de peinture etc etc)
Etape 2 : les touffes d'herbe marécageuses s'intègrent à merveille dans les teintes des socles
Petit zoom pour vous rendre mieux compte de l'effet des touffes marécageuses ^^
Pas mal du tout hein ? Attendez la suite...
Etape 3 : (la meilleure photo en plus !) : les fleurs blanches et jaunes (pour faire un rappel des uniformes !!) viennent parachever l'ambiance Dixie : mes mecs sont vraiment en train d'en découdre dans les terres de l'Alabama (au hasard tiens ^^). Le rendu général est absolument parfait (pour moi hein, Vous, Vous me direz vos impressions ^^)
Petite vue arrière pour montrer que là aussi le flocage n'a pas été oublié.

Voilà pour ce qui est de l'aspect modélisme... Oui mais c'est bien beau mais c'est qui ces mecs en fait ? Pour être franc, je me suis tellement investi dans ce projet (vous l'aurez déjà noté avec les musiques d'ambiance, le respect quasi-exact des uniformes etc etc etc) que j'ai fait pas mal de recherches pour donner un background costaud à ma bande. A part le nom du Colonel qui est purement inventé mais un hommage direct à mon pote Pétrovitch qui aime bien les couleurs du drapeau sudiste (les couleurs seulement hein, pas l'idéologie), tous les noms de mes desperados sont AUTHENTIQUES car ayant été portés par de vrais desperados (sudistes, autant que j'ai pu les chercher et les trouver).

J'ai bricolé une petite biographie perso pour chacun pour coller à l'ambiance Dead Man's Hand mais j'ai mis à chaque fois un lien vers la page wiki du bandit réel afin de parfaire votre culture générale (et certains étaient VRAIMENT de véritables salopards). J'espère que vous apprécierez le fruit de mes efforts ^^

En vous souhaitant bonne lecture, glissez vos colts à la ceinture, habillez vous sans oublier votre chapeau et en selle !! La geste du Colonel Peter Benedict Mc Carthy va commencer (Note de Morikun : la chronologie officielle n'est pas respectée : certains protagonistes qui n'auraient pas dû participer à la guerre de Sécession en raison d'un trop jeune âge ou d'une mort prématurée y figurent quand même. C'est MON fluff et c'est moi qui raconte ^^)...


Le Vieux Tuck (publié avec l'aimable autorisation du Studio Tomahawk et celle de son auteur : Hobby.one)

- "Bonjour, Pinkerton Agency, je suis le détective Howard Nicol. C'est vous "le Vieux Tuck" ? On m'a dit que vous pourriez me donner quelques tuyaux. Je suis chargé de mettre hors d'état de nuire la bande de Mac Carthy. Je peux m'asseoir à votre table et vous offrir un verre ?"

Seul un silence assourdissant répondit immédiatement au détective de chez Pinkerton. Nicol appréciait par dessus tout ces moments là. Cette sensation d'être le point de mire de l'assemblée, qui fait que toutes les conversations cessent instantanément en attendant vos prochaines paroles... En un mot que c'est vous qui avez le contrôle de la situation... Et cette fois-là n'avait pas dérogé aux précédentes.

Le détective Howard Phillip Nicol était arrivé dans la ville de Dead Man's Hand quelques deux jours auparavant après avoir pris le train et chevauché de façon ininterrompue depuis la succursale de l'agence à Houston. Ses ordres étaient venus de la maison-mère de Chicago par télégraphe et avaient été on ne peut plus clairs : mettre un terme définitif aux déprédations de la bande de desperados du colonel Peter Benedict Mac Carthy. Non seulement cette affaire représentait un des plus gros contrats jamais conclus par l'agence Pinkerton, mais aussi le telegram avait fait révélé sans ambiguité que le succès (ou l'échec) de cette mission influerait de façon déterminante sur la suite de la carrière de Nicol.  Ce dernier était l'un des meilleurs détectives de tout le Texas et sa réputation était davantage grandie par le fait que c'était le plus jeune : à 21 ans, son nom était déjà cité dans les journaux comme celui d'un grand justicier et on commençait à le surnommer "Le Kid de Pinkerton"... Et cette publicité, quoiqu'un peu tapageuse, n''était pas pour déplaire à l'agence. 

Cela avait des avantages considérables dans le cadre de son travail : le nom de la célèbre agence Pinkerton mettait déjà au parfum ses interlocuteurs divers et variés, son propre nom parachevait le tableau : on ne fait pas le malin avec Howard P. Nicol. Les coyotes qui l'avaient sous-estimé par le passé en raison de sa jeunesse l'avait souvent payé de quelques contusions en plus et quelques dents en moins avant de finir dans le bureau du shériff local... ou dans un costume en sapin pour les plus récalcitrants... Non, il était vraiment déconseillé de faire le malin avec le détective Howard P. Nicol de chez Pinkerton.

Plutôt grand et beau garçon, Nicol avait très vite compris l'intérêt de cultiver et d'augmenter son charisme naturel par une tenue vestimentaire adaptée à la circonstance, un phrasé parfait avec une voix grave et profonde entre autres pour faciliter au mieux ses objectifs tant professionnels que sentimentaux... Et si bien souvent les deux se mélangeaient "fortuitement" il avait toujours su tirer parti de la situation. C'est pourquoi dans le cas présent il avait usé de la technique habituelle : habillé en noir, rentrer dans le saloon "The last drink before the grave" à pas lents de façon à ce que tout le monde vous remarque, fixer mentalement tous les visages présents mais en donnant l'impression de ne regarder personne car vous n'avez peur de rien, parler d'une voix légèrement forte (mais pas trop) pour que tout le monde vous entende l'air de rien... Et laisser les comédiens secondaires faire leur travail : en ce moment c'était deux minables pochards avec des gueules vraiment ravagées par l'alcool et quelques affaires sûrement pas très nettes qui venaient de vider cul-sec leur verre de whisky avant de sortir rapidement du saloon (du menu fretin pour les affaires locales. Laisser courir). Ça ne ratait pas (ça ne ratait jamais, il y en avait toujours au moins un dans ce rôle) : la rumeur allait se répandre partout qu'il y avait un Pinkerton en ville qui voulait se faire la bande de Mc Carthy... Et demain, après-demain au plus tard, une ou deux fouines viendraient taper à la porte de sa chambre d'hôtel pour lui communiquer quelques ouï-dires d'un ami d'un ami en échange de quelques beaux billets. "On" lui avait également indiqué que "Le Vieux Tuck" au saloon était au courant de tout ce qui se passait dans le coin... Et un supplément d'information ne pouvait pas faire de mal après tout.

Nicol n'avait pas quitté son interlocuteur des yeux, guettant sa réaction. Ce dernier n'avait pas spécialement bronché, continuant de tirer doucement sur sa pipe tout en fixant Nicol en retour et cela dénotait que "Le Vieux Tuck" en avait certainement vu d'autres. Intéressant.

- Quand tu dis "la bande de Mac Carthy", gamin, tu veux parler des "Japonais du Colonel Peter Benedict Mac Carthy ?"

- Tout juste. Je vois qu'on va gagner du temps. Alors dites moi ce que vous savez sur le sujet je vous serai bien obligé. Patron ! Whisky pour monsieur et moi-même, merci.

- Gamin, qu'est-ce qui te fait penser que j'aurai des choses à déballer, surtout à toi ?

- Le fait que je vous l'ai demandé poliment, en vous offrant à boire et ce pour faire régner l'ordre dans un coin qui semble en avoir bien besoin. Mais si vous y tenez vraiment, je peux aussi revenir plus tard et reposez la question de façon moins polie mais accompagné d'une dizaine de collègues encore moins cordiaux que moi. C'est selon. Et je vous remercie de cesser de m'appeler "Gamin" (un peu d'intimidation faisait souvent avancer les choses... Par expérience).

Le Vieux Tuck considéra Nicol d'un regard neutre... en silence... Pas un bruit dans le saloon à part des chuchotements ici et là. Visiblement, il y allait y avoir un peu d'animation au Last Drink.

- T'as du cran, gamin, je dois le reconnaître. Y en a pas beaucoup qui serait entré ici et jouer les durs dit enfin le Vieux Tuck avec un grand sourire. J'ai un peu entendu parler de toi. C'est toi le "Kid de Pinkerton" dont les journaux parlent ? Nicol acquiesça d'un signe de tête. Je me disais bien. Félicitation pour l'arrestation des frères Cole à River Gulch, c'était pas des tendres ceux-là. Allez, tu m'es sympathique, gamin, mais j'aime autant te prévenir : si tu veux savoir tout ce que je sais sur le Colonel Mac Carthy, j'espère que t'as du temps devant toi et il me faudra plus qu'un verre pour étancher ma soif à force de parler.

- Patron ? Une bouteille de votre meilleur whisky je vous prie, et vous nous mettrez quelque chose à manger également. Je vous écoute Tuck.

A ce moment là une autre voix se fit entendre dans le saloon :

- Une histoire du Vieux Tuck ? Seigneur je veux entendre ça. Patron, mets moi un whisky aussi !

- Moi aussi, moi aussi, moi aussi, moi aussi...

Et en quelques minutes, Nicol et le Vieux Tuck se retrouvèrent au centre de l'attention de tout le saloon. Même le patron s'était accoudé pour entendre l'histoire...


LE COLONEL PETER BENEDICT Mc CARTHY




Tu vois, gamin, le Colonel Mc Carthy est avant tout un homme de paradoxes : issu d'une famille riche, il vit comme les va-nu-pieds, héros de la Guerre Civile (Note de Morikun : les américains n'ont jamais assumé le fait qu'il y ait eu "sécession" de la part de certains Etats à un moment de leur histoire. Pour eux, les Etats-Unis ont toujours été indivisibles et par conséquent, il y a eu une Guerre Civile : The Civil War) il est pourtant hait quasiment ou qu'il aille, desperado alors qu'il cultive son propre sens de l'honneur, né dans l'un des Etats les plus "conservateurs", il est pourtant adepte des techniques martiales asiatiques... Le Colonel Mc Carthy est tout sauf le premier gibier de potence venu tu peux me croire, gamin...


Le Colonel Peter B. Mc Carthy (notez ses galons, 3 étoiles sur le col) et sa "médaille"


Peter Benedict Mc Carthy est né dans l'une des plus vieilles et riches familles des Etats-Unis en général... Et de l'Alabama en particulier. Ainé de 3 frères et deux sœurs, il a passé son enfance dans la plantation familiale de tabac et de coton au milieu des esclaves en recevant une éducation stricte mais pas oppressante. Les valeurs de l'honneur familial, du travail et de la réussite lui ont été inculquées très tôt dans sa jeunesse, à tel point que lorsqu'il manifesta de l'intérêt pour les arts militaires, son père ne lui acheta pas un diplôme d'officier, comme cela se faisait parmi les riches, pour débuter ses classes dans les hautes sphères. A la place, le jeune Peter fut inscrit à l'école militaire en tant que simple aspirant, à charge pour lui de gravir les échelons.

Il faut très vite remarqué pour son habileté tactique ainsi qu'une certaine témérité  lorsqu'il décida de se spécialiser dans la cavalerie. Ses résultats furent tels qu'en sortant de l'école militaire, il avait déjà le grade de Premier Lieutenant. Son avenir semblait tout tracé : prendre la succession de son père et conduire les affaires de la plantation familiale après quelques années de services dans le 35e Alabama Cavalry de l'armée américaine.

Mais le destin allait en décider autrement : lorsqu'Abraham Lincoln fut élu Président en 1860 et entreprit de mettre en pratique ses idées d'abolition de l'esclavage, les Etats du Sud, dont l'économie essentielle reposait sur l'agriculture et l'esclavage régirent violemment. 7 Etats choisirent de faire sécession en réaction immédiate et l'Alabama fit partie des 7 premiers (le 11 janvier 1861) qui créèrent les Etats Confédérés d'Amérique (ECA) sous la présidence de Jefferson Davis.

Le jeune Lieutenant Mc Carthy, esclavagiste convaincu et défenseur des intérêts de sa famille, rejoignit sans hésiter le mouvement sécessionniste pour combattre les Yankee. Il obtint une unité de cavalerie et fut rapidement placé sous le commandement d'un homme qu'il admirait par dessus tous (à l'exception de son père) : le Lieutenant Général Nathan Bedford Forrest. Comme lui il avait plusieurs points communs, dont l'engagement volontaire dans les armées sudistes dès le début de la guerre.

C'est lors de la bataille de Chickamauga, du 18 au 20 septembre 1863, l'une des plus importantes défaites des sudistes infligée aux unionistes que Mc Carthy gagna ses galons de Colonel des mains même du Lieutenant-Général Forrest. Alors que la ligne de front des sudistes manquait de se faire enfoncer par l'union, Mc Carthy engagea la totalité de son unité de cavalerie, soit 50 cavaliers, dans une charge audacieuse que d'aucun aurait qualifié de folle droit sur un régiment de fantassins yankee. Mc Carthy visait en fait la batterie de 5 canons que les fantassins protégeaient et dont le feu ininterrompu ravageait les positions sudistes. Lorsque les canonniers se rendirent compte de la manœuvre tentée, ils redéployèrent aussi vite que possible leurs pièces d'artillerie en visant directement l'unité de Mc Carthy. 2 canons eurent le temps de tirer avant que la cavalerie de parviennent au contact des fantassins de l'union et ils firent mouche tous les deux. La boucherie qui en résulta fut innommable : des 50 cavaliers qui avaient chargé, seulement 19 engagèrent les yankee et lorsque ces derniers furent défaits, seuls 8 d'entre eux avec le lieutenant Mc Carthy toujours à leur tête parvinrent enfin à faire taire les canons. Ce fait d'arme glorieux ne fut pas le plus déterminant bien sûr mais il pesa tout de même lourdement en faveur des sudistes pour remporter la victoire ce jour-là.

Fait anecdotique, sur le moment, en raison du manque de moyens logistiques, il n'y avait pas de galons de colonel de cavalerie disponibles. Le lieutenant général Forrest détacha alors la médaille de soutien patriotique sudiste en platine qu'il avait parmi ses décorations militaires pour l'épingler sur le torse du nouvellement nommé Colonel Mc Carthy. Depuis lors, elle n'a jamais quitté sa place originelle.

Reproduction d'une médaille authentique de propagande Sudiste... Celle qui orne le torse du Colonel Mc Carthy

Le dernier affrontement majeur auquel prit part le Colonel Mc Carthy fut lors de la bataille de Nashville, les 15 et 16 décembre 1864. Les plans du Lieutenant Général John Bell Hood ne se déroulent pas comme prévus et le désastre est telle que l'armée confédérée perd l'armée du Tenessee. Mc Carthy tente de protéger au maximum la retraite de ses compagnons d'arme mais une poussée unioniste dans son théâtre d'opération le force à fuir avec ce qu'il reste des derniers éléments de la cavalerie soit environ 150 hommes. Par la suite Mc Carthy entreprit de mener des actions de guérilla contre le nord dans le but de géner autant que possible les lignes de ravitaillement mais chaque jour il se rendait compte que l'issue de la guerre penchait davantage en faveur de l'union.

Début avril 1865, il entreprit de rentrer en Alabama pour revoir sa famille et tenter de lever des fonds sur le trésor familial afin de repartir au combat avec des troupes fraîches... Hélas ! Lorsqu'il arriva le 5 avril 1865 aux portes de la plantation familiale, il trouva les portes béantes : toutes les possessions de sa famille avaient été pillées et détruites par des troupes de l'union, aidés en cela par les esclaves qui s'étaient révoltés, profitant de l'aubaine. Il retrouva les corps de ses parents et de ses frères pendus dans la salle de bal et ne sut jamais quel avait été le sort réservé à ses sœurs... A ce moment là, quelque chose se brisa de façon définitive dans l'esprit du Colonel Mc Carthy et il bascula totalement dans la folie lorsqu'il apprit quelques jours plus tard que le Général Lee avait capitulé après la bataille d'Appomatox le 9 avril 1865. Il vécut ceci comme une véritable trahison envers tout ce pour quoi il s'était battu.

Il réunit les derniers soldats qui lui étaient encore loyaux, soit environ 80 hommes et débuta une vie de desperado qu aillait le mener très loin. Pour lui, la Guerre Civile ne s'est jamais terminée. Refusant envers et contre tout de reconnaître que le Sud avait déposé les armes, le Colonel Mc Carthy, à l'image de William Clarke Quantrill et des Frères James, mena sa propre guerre personnelle principalement envers le nord ou admis comme tel : vols, attaques de banques, attaques de train, massacre de communautés noires dans les Etats du Sud, vols de chevaux... Sans compter bien sûr le nombre conséquents de représentants de la loi tués dans l'exercice ou non de leurs fonctions.

Rien, absolument rien ne semble pouvoir être en mesure d'arrêter l'épopée sanglante de Mc Carthy... Pas même l'offre d'amnistie du Président des Etats-Unis Andrew Johnson par l'intermédiaire du Général Lee : ce dernier avait envoyé un messager auprès de Mc Carthy et ses hommes afin de leurs offrir à tous le pardon de la Nation en échange de l'arrêt immédiat de leurs déprédations. La légende dit que Mc Carthy demanda alors qui, parmi ses hommes, voulaient bénéficier de la Grâce présidentielle. 27 hommes se manifestèrent alors et il leurs demanda de s'aligner pour une cérémonie d'adieu expresse. Pendant que les 27 concernaient obéissaient et se mettaient en rang, Mc Carthy alla droit sur le chariot qui faisait office de dépôt de munitions et sortit l'unique mitrailleuse gatling dont sa bande disposait et avant que tout le monde ne réalise ce qui allait suivre, il ouvrit le feu et massacra les 27 hommes. Il se tourna alors vers l'envoyé de Lee et lui déclara qu'il pouvait rentrer faire son rapport comme quoi personne ne souhaitait bénéficier de la grâce présidentielle.

Même le lieutenant général Forrest ne put le raisonner : le jour où les deux hommes se rencontrèrent Mc Carthy demeura sourd aux injonctions de Forrest de cesser ses crimes : la Guerre Civile était terminée, le Sud avait perdu et il était temps de reconstruire ce qui avait été détruit. Mc Carthy se contenta de rétorquer que le Sud avait fait preuve de lâcheté en se soumettant et que seuls les hommes comme lui incarnaient encore l'espoir sudiste. Les deux hommes faillirent en venir aux mains et seuls le respect qu'avait Mc Carthy pour Forrest l'empêcha de l'abattre ce jour là.

Un des traits de la personnalité le plus paradoxal du Colonel Mc Carthy est que, bien qu'il soit toujours fanatique de l'esclavage et refuse absolument de reconnaître l'ombre d'un droit à tout ce qui n'a pas la peau blanche, il conserve précieusement sur lui (plus précieusement encore que la Sainte Bible selon des rumeurs persistantes) un exemplaire en anglais du Hagakure. Comment et pourquoi Mc Carthy est en possession d'un tel ouvrage ? Le mystère reste complet car tous ceux ayant posé la question à l'intéressé lui-même ont tous fini avec une balle entre les deux yeux. Certains disent que Mc Carthy l'a obtenu d'une prostituée japonaise à l'occasion d'une visite dans une maison close quelconque ; d'autres disent qu'il l'a pris sur le cadavre d'un chinois après avoir brûlé son magasin (après tout, tous les jaunes se ressemblent et c’est du pareil au même hein ?) et d'autres soutiennent que c'était l'un des seuls objets que Mc Carthy ait pu sauvé du pillage de sa maison familiale... En tout cas c'est de là que semble provenir le surnom de la "bande des japonais du Colonel Mc Carthy".

Quoiqu'il en soit, il ne fait aucun doute que le Colonel Mc Carthy appliquent les principes contenus dans cet ouvrage : il ne craint pas la mort (tout le monde s'interroge à propos de quoi le Colonel Mc Carthy pourrait avoir peur en vérité), a réussi a imposer une obéissance aveugle à ses hommes et il a sa propre vision erronée du système de caste à la japonaise ou les sudistes sont en haut tandis que tout en bas de cette échelle, les yankee sont quasiment à égalité avec les gens de couleur.

Le Colonel Mc Carthy est devenu un fou dangereux, rendu encore plus dangereux par le fait qu'il a une très grande expérience de la guerre et qu'il a encore une cinquantaine d'hommes prêts à obéir à la moindre de ses paroles. Recherché dans une dizaine d'Etats par les Marshall et les Pinkerton, il est préférable de l'arrêter mort plutôt que vif.


LE LIEUTENANT SAMUEL "SAM" BASS




S'il y a bien un seul homme qui puisse tutoyer le Colonel Mc Carthy et l'appeler par son petit nom, c'est bien le Lieutenant Samuel Bass, Gamin... Et pour cause : c'est son ami d'enfance. Ils se sont engagés ensemble dans la même école militaire à ce qu'il parait. Y a que lui qui puisse éventuellement calmer Mc Carthy quand il s'excite un peu trop... Sa "voix de la raison" en quelque sorte... Mais ne t'y trompe pas, gamin : ce mec n'est qu'un coyote à foie jaune qui préférera d'abord te coller une balle dans le cigare avant de te demander ce que tu lui veux.


Le Lieutenant Samuel Bass avec ses 2 gallons (2 barres) sur le col


Le lieutenant Samuel Bass suit son ami d'enfance le Colonel Mc Carthy depuis le début. Son père était l'un des banquiers les plus influents de tout l'Alabama... Mais après la guerre, les biens de ce dernier ont tous été spoliés par l'union en représailles. Bass n'a jamais pardonné à son père de ne pas s'être rebellé et d'avoir accepté son sort.  Bass et Mc Carthy ont été ensemble sur tous les théâtres d'opération. C'est le seul qui soit autorisé à tutoyer Mc Carthy sans se faire tuer sur-le-champ... Comme beaucoup d'autres ont tenté de le faire auparavant. Il déteste viscéralement les yankee : "Ces femmelettes qui ont eu l'inconscience de filer des droits constitutionnels aux esclaves ! Moi ce sont des volées de plomb que je préfère leur filer à tous !" est une phrase qui revient souvent dans sa bouche avec de multiples variations.

Bass a des talents certains en matière de logistique. C'est généralement lui qui est chargé d'assurer la supervision de toute l'intendance de la bande et en l'absence de Mc Carthy, c'est lui qui prend les décisions... Qui ne sont jamais contestées : sa parole et celle de Mc Carthy sont indissociables.


LE SOUS-LIEUTENANT CHARLES EARL BOLLES




Le Sous-Lieutenant Bolles... Voilà un nom qui ne devrait pas t'être inconnu, gamin, je me trompe ? Tes collègues sont déjà venus plusieurs fois pour poser des questions sur lui et tenter de le serrer... Mais ce coyote a toujours réussi à passer à travers les mailles du filet. Il aime un peu trop le pognon lui m'est avis et parait qu'il ne jure jamais. JAMAIS, tu le crois ça, gamin ?


Le Sous-Lieutenant Charles Earl Bolles


Le Sous-Lieutenant Bolles est une énigme à lui tout seul : il ne semble pas embrasser les idéaux du Sud avec la même vigueur que le Colonel Mc Carthy et le Lieutenant Bass mais semble en revanche apprécier tout particulièrement l'argent provenant des diligences. D'extraction modeste, il était employé en qualité de postillon au sein de la célèbre compagnie Wells Fargo avant de s'engager dans l'armée. Il a été licencié à la suite d'une affaire de bagages égarés dans laquelle il était pourtant innocent. Son patron de l'époque avait monté une petite escroquerie à l'assurance : les bagages des clients qui n'avaient pas souscrit d'assurance contre le vol ou la perte durant le voyage étaient fréquemment "manquants" une fois arrivés à destination. En fait ils n'étaient tout simplement pas chargés dans la diligence au départ. Cela permettait au patron d'arrondir considérablement ses fins de mois.

Lorsque Bolles découvrit le pot-aux-roses et alerta la compagnie, son patron fut lavé de tout soupçon (une bonne quantité de dollars avait été distribuée aux bonnes personnes) et Bolles fut viré. Lorsque la bande du Colonel Mc Carthy attaqua le bureau de l'ex-patron de Bolles, ce dernier vit l'opportunité de venger son honneur en l'attachant à l'arrière d'une dilligence stationnée dans la cour... Et en fouettant les chevaux. Il est dit que lorsque les forces de police parvinrent à stopper la dilligence folle, on ne pu identifier le cadavre du patron qu'à laide de sa chevalière en or que Bolles avait fait exprès de laisser... Le reste du cadavre était absolument méconnaissable.


LE SERGENT-MAJOR CULLEN BAKER




- Le Major Baker... Après les officiers on commence à parler des "sous-off'". Celui-ci est un vrai viandard. Il n'hésite pas à tuer même quand ce n'est pas nécessaire. Mieux vaut passer au large quand tu le vois gamin parce que si tu veux vraiment l'arrêter, t'as intérêt à être sûr de ton coup !


Le Sergent-Major Cullen Baker


Le Sergent-Major Cullen Baker a une terrible réputation. En général il est dépeint comme une brute tenant en laisse les brutes sous ses ordres. Engagé volontaire depuis le début de la Guerre Civile alors qu'il était boucher dans la vie civile, son autorité naturelle l'a fait remarquer de ses supérieurs... ainsi que sa brutalité qui l'a toujours empêché de monter en grade... Mais cela ne semble pas l'avoir beaucoup gêné avant ni surtout à présent.


LE SERGENT REUBEN "RUBE" BURROW




- Tiens tiens tiens... Là aussi j'crois que j'ai pas spécialement besoin de te parler de "Rube" hein ? Tes collègue sont à ses trousses depuis des années en raison de son amour pour les trains... Un véritable amateur du genre j'dirais !


Le Sergent Quartier-Maître de Régiment Reuben "Rube" Burrow



Le Sergent Quartier-Maître de Régiment Reuben "Rube" Burrow s'est spécialisé dans les attaques de trains. Ancien cheminot licencié par la compagnie Pacific Railway pour ivresse au travail, les locomotives n'ont aucun secret pour lui... Mais son alcoolisme patenté a plusieurs fois failli lui valoir une balle du Colonel Mc Carthy. La seule raison pour laquelle il est encore en vie, c'est que son expérience est inestimable... jusqu'à ce qu'un autre, plus sobre, prenne sa place.



LE SERGENT "DEVIL" ANSE HATEFIELD





- Le Sergent Hatefield ? Hum, alors celui-là, contrairement à pas mal de ses copains dans la bande de Mc Carthy, il a toujours une famille. Et nombreuse en plus. Il parait qu'en cas de gros pépin (du style expédition de Marshall), toute la bande va se réfugier chez lui le temps que les choses se tassent... Serait du côté de la Virginie j'crois bien...


Le Sergent "Devil" Anse Hatefield


Le Sergent Hatefield fait partie d'une très nombreuse famille d'agriculteurs du Sud, dans l'Etat de Virginie. Férocement territoriaux, on dit que les Hatefield ne supportent aucune intrusion et que si le malheureux ne comprend pas de lui même qu'il vaut mieux quitter l'endroit des volées de plomb se chargent de lui montrer le chemin. La part de butin des rapines de la bande du Colonel Mc Carthy qui échoit au Sergent Hatefield sert en grande majorité à faire vivre sa famille. Ladite part n'est généralement pas usurpée par Hatefield est connu pour son extrême violence lorsque le passage à l'offensive a été décidé.

Il est dit qu'il a un arrangement avec le Colonel Mc Carthy : ce dernier le laisse chaque année rentrer dans sa famille pour le temps des moissons et en échange, les terres de sa famille servent de planque ponctuelle lorsque toute la bande a besoin de se mettre au vert.



LE CAPORAL "SHOTGUN" JOHN COLLINS




- Le Caporal Collins, "shotgun" Collins comme on l'appelle. Attention gamin, celui-là c'est l'un des plus dangereux de la bande ! Crois moi. On le surnomme "Shotgun" car il sort ses flingue pour un oui ou pour un non. Littéralement.

Un copain à moi m'a raconté que l'année dernière il était dans un bar et que Collins se ramène. Là il voit 2 cowboy en train de fumer une clope. Il renifle deux secondes et s'avancent vers eux. Tu sais pas ce qu'il leurs dit ? "Vous ne fumer pas du tabac du sud. Pourquoi ?" La les mecs le regardent et y en a un qui dit "Ben c'est moins cher celui du nord, t'as un problème avec ça ?" Collins s'est contenté de répondre "oui" avant d'armer sa winchester et de leur tirer dans la tête à tous les deux !! Un vrai malade j'te l'dis moi ! Pas vrai les gars ? Hein ? Silencieux d'un coup ? P'têt' que ce que vous fumez n'est pas suffisamment du Sud hein ? Ahahaha...


Le Caporal "Shotgun" John Collins... Il a un petit côté Jason Statham non ? ^^


Le Caporal John Collins est l'un des éléments les plus instables de la bande du Colonel Mc Carthy. Même les autres membres sont toujours tendus en sa présence car on ne sait réellement pas comment il va réagir.

Dans le civil, il était négociant en tabacs dans l'Etat de Virginie et il se distinguait en ayant la faculté d'identifier les arômes de tabac aussi sûrement qu'un oenologue chevronné peut identifier avec précision le vin qu'il déguste. Il avait déjà la réputation à cette époque d'être particulièrement irascible (des rumeurs courent comme quoi il battait fréquemment sa femme et ses enfants). Fervent patriote, il s'est engagé sans hésiter dans l'armée sudiste, laissant sa famille se débrouiller comme elle pouvait. A son retour, il a trouvé son commerce et sa maison fermés. Des voisins lui auraient appris que pendant qu'il se battait contre les yankee, sa femme en aurait profité pour partir avec ses enfants et quelques biens pour aller refaire sa vie avec... un esclave affranchi dans le nord...

Depuis lors, "Shotgun" Collins se montre particulièrement fou furieux dès qu'il voit un noir et sa folie le pousse toujours au rituel suivant : il lui pose d'abord la question de savoir s'il/elle a vu sa femme (ce que son interlocuteur ne peut répondre que par la négative) puis il lui dit qu'il ment et face aux suppliques qui ne manquent pas de suivre, il répète une deuxième fois sa question en indiquant qu'en l'absence de réponse satisfaisante il ouvrira le feu... ce qui ne manque jamais d'arriver de toute façon.

La seule raison pour laquelle le Colonel Mc Carthy conserve Collins dans sa bande est que la qualité exceptionnelle de son nez lui permet d'identifier nombre d'odeurs utiles (des explosifs, de l'alcool... Et même de l'eau en pleine nature selon certains !).


LE SOLDAT JOHN "PINK" HIGGINS




Higgins, c'est le plus jeune de la bande doit pas avoir beaucoup d'années de plus que toi gamin mais je dirai que c'est un vrai démon : parait que quand il s'énerve, il fait feu de tout bois sans se préoccuper des conséquences. 

Un copain m'a dit que le mois dernier, du côté de Phoenix, il n'aurait pas hésité à balancer un bâton de dynamite dans un bar qui venait de refuser de le servir parce qu'il était trop jeune !!

Je serai toi, je ne l'appellerai pas "gamin", gamin...


John "Pink" Higgins... Lui il a un côté un peu Klaus Kinski ^^


La principale caractéristique de John Higgins sont ses traits quasi-juvéniles. Il a l'apparence d'un adolescent (peu/pas de pilosité faciale, voix aiguë, silhouette très fluette...) alors qu'il approche de la trentaine.

Il s'est engagé en tant que simple soldat pour prouver à tous (et surtout à lui même) qu'il était un homme... Sans beaucoup de résultat : il a continué d'essuyer dans l'armée les même moqueries qu'il subissait dans la vie civile (il était simple commis boulanger)... Mais les moqueries ont cessé lorsqu'on s'est rendu compte de son habileté au revolver et la rapidité avec laquelle il s'en sert.

Ceux qui ont voulu le surnommer "le Kid du Sud" ont très vite eu de graves ennuis (certains y ont laissé la vie) car Higgins ne supporte aucune, ABSOLUMENT AUCUNE référence aux enfants en sa présence, toujours persuadé que, quelque soit le contexte, c'est toujours une moquerie qui le vise.


LE SOLDAT JOHN WESLEY HARDIN




Hardin est le dernier homme qui accompagne en permanence le Colonel Mc Carthy où qu'il aille. Méfie toi de lui, gamin car on l'appelle "le roi sans couronne" : parait qu'il aurait dû monter en grade durant la Guerre Civile mais que la fin de la guerre l'en a empêché. Depuis il clame à qui veut l'entendre qu'il est victime de l'injustice... Et celui qui ne veut pas l'entendre se prend en général une balle pour l'aider à mieux se concentrer.

Il parait qu'il aurait déjà eu maille à partir avec "Wild Bill" Hicock mais j'y crois pas trop : souvent les gens raconte n'importe quoi tu sais, gamin...


John Wesley Hardin

John Wesley Hardin ne semble s'intéresser qu'à une seule chose dans la vie : raconter à tout le monde que le mauvais sort s'acharne contre lui. Son débit de parole semble quasi-intarissable (il était barbier dans le civil) sauf en présence du Colonel Mc Carthy et lorsqu'il est dans le feu de l'action.

Quand il utilise sa carabine (il dédaigne les revolver pour une raison inconnue) alors plus rien d'autre n'existe mais sa précision est impressionnante. Il ne tue pas toujours, préférant blesser sa victime et il arrive fréquemment qu'il parle à cette dernière pour se lamenter de la situation dans laquelle cette dernière l'a poussé.


- Et voilà, gamin, c'est à peu près tout ce que je pouvais te dire sur la bande du Colonel Mc Carthy. Mais je serai toi, j'irai très vite chercher la dizaine de collègues (pour autant qu'ils soient vraiment avec toi en ville) dont tu m'as parlé tout à l'heure...

- Et pour quelle raison je vous prie ?

- Ben, quand t'es entré et que tu m'as fait tout ton petit cinéma, je ne sais pas si tu te souviens mais 2 hommes sont sortis assez rapidement...

- Et alors ? En quoi c'est mon problème ?

- Ben, je crois bien que c'était Higgins et Hardin en fait. Chose curieuse, il parait qu'ils sont aussi spécialisés en tant qu'éclaireurs où "missions d'infiltration" comme on dit... T'as dû pensé que c'était juste de la viande saoûle qui faisait dans leur froc à l'annonce d'un Pinkerton pas vrai ?

Je crois qu'il vaudrait mieux pas que tu retournes à ton hôtel là : la bande du Colonel Mc Carthy est au courant que tu les cherches et ils ne vont pas mettre longtemps à te trouver. Quand ils vont débouler ici, m'est avis qu'il va pleuvoir méchamment du plomb. Si ton cheval est rapide, t'as pt'êt une 'tite chance de courir pour prendre le dernier train de la journée... Sinon on va voir ce que vaut vraiment le "Kid de Pinkerton" car c'est une chose de taper sur de pauvres ouvriers grévistes qui cherchent à préserver leur gagne-pain sans se faire exploiter mais c'en est une autre de se frotter à une bande de criminels endurcis qui ne se laissera certainement pas impressionner par les plaques rutilantes des Pinkerton... ou par la comédie d'un jeune godelureau qui a encore du lait qui lui coule du nez...

Le détective Nicol, subitement pâle, sorti précipitamment du saloon, suivi de plusieurs autres clients : la bande du Colonel Mc Carthy allait faire une descente dans la ville de Dead Man's Hand et il ne valait mieux pas trainer dans le coin...





Merci infiniment,

Serviteur,